Tu sais Paul, Satan était un ange... Et il le redeviendra. Rouler, droit devant. Doubler ceux qui ont le temps. Ne pas les regarder. Mettre la musique à fond pour ne plus entendre. Tic tac... Bientôt, tu seras mort. Hier encore, François était quelqu'un. Un homme qu'on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd'hui, il n'est plus qu'un fugitif qui tente d'échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu'il aille. Quoi qu'il fasse. La mort est certaine. L'issue, forcément fatale. Ce n'est plus qu'une question de temps. Il vient à peine de le comprendre. Paul regarde derrière lui ; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. Ne pas pleurer. Ne pas perdre de temps. Accélérer. L'échéance approche. Je vais mourir. Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer et qui pourtant fuient ensemble leurs destins différents. Rouler droit devant, admirer la mer. Faire ce qu'ils n'ont jamais fait. Vivre des choses insensées. Vivre surtout... Car après tout, pourquoi tenter sans cesse de trouver des exp
Mon commentaire :
François, avocat lillois, apprend qu’il n’a plus que quelques mois à vivre à cause d’une tumeur au cerveau. , il fuit tout : son travail, sa compagne Florence, et sa vie. En route vers le Sud, il croise Paulo, un jeune auto-stoppeur d’une vingtaine d’années, lui aussi en fuite, . Malgré leurs différences (âge, milieu social, histoire), les deux hommes se retrouvent liés par une même volonté d’échapper à leur destin.
Leur périple en voiture, semé d’embûches et de tensions, crée un lien inattendu entre eux. Karine Giebel signe un road-movie haletant, où le suspense et l’enchaînement des événements tiennent le lecteur en haleine. On s’attache à ce duo improbable, même si l’auteure aurait pu approfondir sa critique du , évoqué en filigrane.
Ce roman est celui que je préfére car il est le moins gore








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