Les ravagé(e)s
Andréa est une silhouette chancelante après un énième samedi soir alcoolisé. Ses amies ont prolongé la fête, les taxis ont déserté la place, le vide a empli l'espace et on a qu'une envie : faire passer le temps plus vite. Mais pas le choix. Il s'agit d'être pragmatique : mettre un pied devant l'autre, entendre le bruit de ses pas en triple exemplaire et trouver ça normal, fixer la lumière, un point de civilisation. Ne pas tomber.
Pourtant, cette nuit-là ne ressemble pas aux autres. La tête collée au bitume, dans la pisse et la poussière, Andréa a mal.
Alex est flic et mère célibataire. Elle officie aux crimes et délits sexuels d'un commissariat du nord de Paris. Chaque jour, elle voit défiler les plaintes pour viol, harcèlement, atteinte à la pudeur. L'ambiance est à l'anesthésie générale et il faut parfois lutter pour continuer à compatir. Ses parades pour éviter de sombrer : la bière, sa fille et les statistiques.
Sauf quand deux affaires viennent perturber la donne.
Mon commentaire
"Les Ravagé(e)s" s’inscrit dans la lignée de son roman "Les Ogres", que j’ai adoré. Il s’agit à nouveau de la chronique d’une équipe d’enquêteurs, menée par Alex Dueso, mère célibataire. Le scénario est original, car cette fois, les victimes de viol sont des hommes. J’ai cependant trouvé le rythme un peu lent, avec des enquêtes menées en parallèle, bien que très documentées et ponctuées de chiffres édifiants sur les crimes sexuels.
Même si j’ai rapidement identifié les agresseurs, la fin m’a tout de même surpris. Malgré une certaine longueur, ce fut un moment agréable de lecture, grâce à un scénario inhabituel et des enquêteurs particulièrement attachants.








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