Lozère, hiver 1835. Un étudiant en médecine est découvert mort devant l'asile d'aliénés qui l'accueillait en formation. Il se serait perdu dans la tempête de neige qui faisait rage la nuit précédente. Mais le juge de paix de Saint-Alban, par ailleurs lieutenant de louveterie, s'interroge sur l'étrange décès. Aidé par une infirmière de l'asile, il met au jour une série d'incohérences, et d'indices troublants.
La piste encore fraîche le mène jusqu'au canton voisin où il déterre d'autres mystères, plus anciens, plus obscurs, qui impliqueraient des notables.
En ce début de XIXe siècle, dans une ruralité où les progrès scientifiques et technologiques se font attendre, l'ombre de la bête du Gévaudan plane toujours sur les monts de la Margeride.
Mais n'y aurait-il pas pire prédateur qu'elle ?
Une enquête passionnante et ténébreuse.

Mon commentaire

Décidément, Cécile Baudin est une grande conteuse ! Ce polar historique, à la fois régionalistes et teintés de féminisme, m'a conquis. J'ai adoré ce romans, si descriptif et immersif, qui plongent le lecteur dans l'univers de la ruralité et des notables. On y respire un parfum de lutte des classes et de féminisme, que j'apprécie particulièrement.
Les personnages y sont magnifiquement campés, avec leurs souffrances passées, leurs failles, et surtout « le loup », un personnage central et profondément attachant. L'intrigue, quant à elle, est captivante : rebondissements, fausses pistes, et une dimension calculatrice, presque machiavélique, qui tient en haleine.
Si l'on devait établir des statistiques sur la position des lecteurs face aux crimes, mon penchant pour la lutte des classes me place sans hésiter du côté des opprimés.
Lisez ce roman, c'est une véritable pépite ! Vous comprendrez alors pourquoi je prends position avec tant de conviction.

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