Toujours vivantes
Aïssatou et Sékou, à peine vingt ans, n’ont qu’un seul rêve : rejoindre l’Angleterre. Depuis la Guinée, ils ont parcouru l’Afrique, la Méditerranée et bien des dangers pour échapper à leur misère.
Arrivés en France et suite au braquage d’un bar-tabac qui a mal tourné, les voilà contraints de prendre en otage un cardiologue niçois et sa femme pour traverser la France, les gendarmes à leurs trousses.
Sauf qu’Hélène et François, sous le vernis du couple bourgeois modèle, cachent de profondes fêlures qui pourraient faire basculer leur cavale.
Mon commentaire
Toujours vivantes de Nicolas Leclerc m'a littéralement scotché. Dès les premières pages, j'ai été plongé dans une histoire haletante et profondément humaine, où deux destins que tout oppose finissent par se croiser de manière aussi bouleversante qu'inattendue.
J'ai été immédiatement touché par Aïssatou et Sékou, ces deux jeunes Guinéens prêts à tout pour fuir leur pays et rejoindre l'Angleterre. Leur parcours, est marqué par la misère, l'exil et un braquage qui tourne au drame. Nicolas Leclerc aborde des thèmes forts et actuels comme l'excision, la migration ou l'exploitation des émigrés, mais toujours avec une dignité et une sensibilité qui évitent le voyeurisme.
Et puis, il y a Hélène et François, ce couple français en apparence parfait, mais dont les fêlures profondes (violences conjugales, mensonges, désillusions) éclatent au grand jour. Leur rencontre avec Aïssatou et Sékou a été pour moi un tournant dans le roman : j'ai adoré voir comment ces deux univers si différents finissent par s'entremêler, révélant des vérités douloureuses mais nécessaires.
Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est la construction du récit. Nicolas Leclerc alterne habilement entre passé et présent, révélant peu à peu les traumatismes, les secrets et les espoirs de chaque personnage. J'ai été accroché par cette intrigue rythmée, pleine de rebondissements, et j'ai dévoré le livre en un temps record.








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