les saules
Allongée au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs, Marie, dix-sept ans, semble paisible, endormie, ce que démentent les marques sombres sur son cou.
Sa mort brutale ébranle toute la communauté, et surtout Marguerite, une petite fille solitaire que tous croient simple d’esprit. Ses parents, peu enclins à manifester leur affection, travaillent leur terre du matin au soir. Livrée à elle-même, maltraitée à l’école, elle aime se réfugier au bord de la rivière où elle se sent en sécurité sous les saules.
C’est là qu’elle a vu quelque chose, cette nuit-là. Elle voudrait bien aider Marie, la seule qui était gentille avec elle. Mais voilà, Marguerite ne parle pas, ou presque jamais. Mutique derrière sa chevelure sale et emmêlée, elle observe l’agitation des adultes qui, gendarmes ou habitants, mènent l’enquête. Mais comment discerner la vérité parmi les rumeurs de village, les rivalités familiales et les rancœurs tissées de longue date ?
Mon commentaire :
Pour moi, ce n’est pas un polar, mais un magnifique roman noir sur la ruralité, une plongée dans le huis clos d’un village scindé en deux, qui fonctionne comme une parabole de la France d’en haut et de celle d’en bas. L’atmosphère y est profondément sombre, les personnages, d’une justesse et d’une profondeur rares, et l’intrigue, solide et captivante.
C’est un roman si immersif que j’ai eu l’impression de vivre l’histoire : non pas comme un film, mais plutôt comme une pièce de théâtre, où les personnages et leurs tensions priment sur le décor. Un coup de maître pour un premier roman. J’attends le suivant avec impatience.








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