Les salauds devront payer
Wollaing. Une petite ville du Nord minée par le chômage. Ici, les gamins rêvent de devenir joueurs de foot ou stars de la chanson. Leurs parents ont vu les usines se transformer en friches et, en dehors des petits boulots et du trafic de drogue, l’unique moyen de boucler les fins de mois est de frapper à la porte de prêteurs véreux. À des taux qui tuent... Aussi, quand la jeune Pauline est retrouvée assassinée dans un terrain vague, tout accuse ces usuriers modernes et leurs méthodes musclées. Mais derrière ce meurtre, le commandant de police Erik Buchmeyer distingue d’autres rancœurs. D’autres salauds. Et Buch sait d’expérience qu’il faut parfois écouter la petite idée tordue qui vous taraude, la suivre jusque dans les méandres obscurs des non-dits et du passé.
Mon commentaire ;
Ce roman m’a captivé dès les premières pages, car il allie avec le suspense d’un polar haletant et la profondeur d’un roman social.
J’ai adoré l’intrigue policière, bien ficelée et pleine de rebondissements, qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.
Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est l’ancrage réaliste du roman. À travers la ville de Wollaing, j’ai découvert une France en crise, où la désindustrialisation et la précarité façonnent le quotidien des habitants. J’ai trouvé que Grand aborde ces thèmes avec une grande justesse, sans jamais tomber dans le cliché.
Les dialogues sonnent vrai, et le rythme ne faiblit jamais. Pour moi, Les salauds devront payer est un roman qui divertit autant qu’il fait réfléchir.








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