Les rêves de guerre
1989, Michel Molina est responsable de groupe au SRPJ de Lyon. Sa mère Natacha vit dans le sud de la France, alors que lui est resté fidèle à son quartier populaire de la Saulaie. Son frère Pierre est passé des maisons de correction aux QHS, de Lyon à l’Espagne, de l’Espagne à la Colombie, des petits trafics aux cartels de la coke. En ce jour où le mur de Berlin s’effondre, Michel Molina apprend le meurtre de Paul Wallace à Yvoire. L’histoire semble se répéter : l’assassin s’appelle Jean Métral, récemment libéré de prison après avoir assassiné en 1969 ...Ben Wallace, le frère de la victime.
Entre la Suisse et les rives du lac Léman, Michel Molina, flanqué de l'inspecteur Grubin, navigue dans ses souvenirs, les relations consanguines de la petite bourgeoisie provinciale, des seconds couteaux illuminés, des gens taiseux et une gigantesque masse d'eau prisonnière des montagnes. Cette enquête criminelle va le mener au cœur de sa propre histoire, de ses ambivalences, et sur les traces de celui qui se cache derrière les lignes d’un écrivain de légende...
Manipulations, résilience, souvenirs coupables, brutalité, sexe, pouvoir, honneur : la petite histoire va percuter la grande. De Mauthausen, son bordel, aux secrets enfouis près des rives du Léman, entre enquête policière et mise en abyme, Les rêves de guerre nous questionnent sur le sens de l’écriture et sur les mécanismes qui conduisent des hommes à prendre la vie des autres. La voix singulière de François Médéline l’installe définitivement comme un auteur important du roman noir français.
François Médéline est né à Lyon en 1977.
Mon commentaire :
Quand je lis Rêves de guerre de François Médéline, je me plonge dans bien plus qu’une simple intrigue policière. J’y découvre un récit initiatique aussi intense que déstabilisant, où résilience, culpabilité et manipulation s’entremêlent à un héritage familial lourd de secrets. L’histoire, qui oscille sans cesse entre passé et présent, me révèle peu à peu des liens troubles entre les personnages, avec ces coups de théâtre qui me tiennent en haleine, comme j’aime tant les trouver dans mes lectures.
Je me sens immergé dans une atmosphère dense, presque étouffante, où la petite histoire personnelle se heurte à la grande Histoire. L’écriture de Médéline, à la fois poétique et brutale, me transporte et me pousse à affronter, aux côtés de Michel Molina, la difficulté de se reconstruire face à un passé dissimulé. C’est exactement le genre de roman qui me plaît : une intrigue solide, des rebondissements inattendus avec une dimension historique bien qu’il soit un peu complexe avec beaucoup de références








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