Les parias (5)
Une veuve trouve un vieux revolver dans les affaires de son mari et l’amène à la police. Une vérification démontre qu’il a été utilisé pour un meurtre non résolu depuis de nombreuses années. Kónrad, détective à la retraite, s’y intéresse car son père a eu un revolver similaire...
Kónrad apparaît dans toute son ambiguïté morale, la soif de vengeance le domine mais il résout les crimes restés sans réponses claires dans ses romans précédents, et nous révèle la dureté de la société islandaise à l’égard de ceux qui en dévient. Il découvre peut-être, enfin, qui est l’assassin de son père. De beaux personnages, de vrais méchants
Un véritable roman noir en pleine tempête hivernale.
Mon commentaire :
"Les Parias" déploie une toile complexe d’énigmes criminelles s’étalant sur cinquante ans, où Konrad, personnage central, croise des destins troubles à trois moments clés de sa vie : son adolescence, sa carrière de policier, et sa retraite.
Dès l’adolescence, Konrad se plonge dans les romans policiers d’Enid Blyton, tandis que son univers familial se fissure : sa sœur subit des abus, et son père s’implique dans des affaires louches. Plus tard, en tant que policier, il se laisse entraîner par Léo, un collègue aux activités illégales, dans des trafics avec des militaires américains stationnés à Reykjavik. Ces agissements lui permettent de financer un projet immobilier…
À la retraite, hanté par la mort mystérieuse de son père, Konrad rouvre des cold cases oubliés. Tout bascule le jour où une veuve dépose au commissariat un Luger datant de la Seconde Guerre mondiale – une arme identique à celle que son père lui avait remise un demi-siècle plus tôt.
L’enquête plonge alors dans les bas-fonds de l’Islande : alcoolisme, meurtres, chantages, corruption, drogue, inceste et pédophilie. L’atmosphère est sombre, presque étouffante, d’autant que la narration, en mêlant époques, personnages et lieux, donne parfois l’impression d’un puzzle mal assemblé. Le romancier semble perdre le fil de son intrigue, laissant le lecteur désorienté, voire frustré.
Enfin, comment prendre au sérieux une enquête policière qui s’égare dans des séances de spiritisme ? "Les Parias" reste, à mes yeux, un roman décevant.








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