Le meurtre du commandeur (2)

★★★★✩ (4/5)

Alors que jusque-là je marchais normalement sur ce que je pensais être mon propre chemin, voilà que soudain celui-ci a disparu sous mes pas, et c'est comme si j'avançais simplement dans un espace vide sans connaître de direction, sans plus aucune sensation.
Une jeune fille a disparu.
Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l'intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki.
Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d'hôpital, apparaît le Commandeur.
Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé.
Le narrateur lui plante un couteau dans le cœur.
Une trappe s'ouvre dans un coin de la chambre. Un personnage étrange en surgit, qui l'invite à entrer dans le passage souterrain. Le début d'un périple qui va conduire le narrateur au-devant des forces du mal...
Deuxième livre d'une œuvre exceptionnelle, dans la lignée du monumental 1Q84, un roman somme, ambitieux, profond. Deux tomes pour une odyssée initiatique étrange, inquiétante, envoûtante, où le maître Murakami dévoile ses obsessions les plus intimes.

Mon commentaire :

J'ai trouvé ce deuxième tome particulièrement intéressant par son mélange de réalisme, de mystère et de fantastique. J'ai aimé la place centrale accordée à l'art et à la peinture, qui deviennent un véritable moyen d'explorer le passé des personnages et les interrogations du narrateur sur lui-même.
Le personnage mystérieux de Wataru Menshiki, ainsi que la disparition de Marié, apportent du suspense et donnent au récit une dimension proche du thriller. Les passages souterrains et les apparitions du Commandeur renforcent cette atmosphère étrange et inquiétante.
Murakami prend cependant son temps et ne donne pas toutes les réponses. Certains passages sont captivants et très visuels, tandis que d'autres sont plus lents et introspectifs. le côté métaphysique peut donc parfois dérouter.
Au final, je retiens une histoire originale, fascinante et singulière, qui utilise le mystère et le fantastique pour parler de l'art, de la solitude, de la mémoire et de l'acceptation de l'inconnu. Une lecture qui demande surtout de se laisser porter plutôt que de chercher à tout comprendre

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Le meurtre du commandeur (2)”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez aussi aimer...