joli mois de mai (5)
5e opus de la série Harry McCoy. Le voile du deuil s'est abattu sur Glasgow: un salon de coiffure a été ravagé par un incendie qui fait 5 morts. Lorsque trois jeunes sont arrêtés, la foule de déchaîne. Mais sur le trajet vers la prison, le fourgon cellulaire est attaqué et les trois jeunes gens enlevés. Le corps de l'un d'eux est retrouvé le lendemain. L'inspecteur Harry McCoy n'a que peu de temps pour empêcher les deux autres de subir le même sort.
Mon commentaire :
Joli mois de mai est le cinquième tome de la série consacrée à Harry McCoy, dans le Glasgow des années 1970. L’histoire commence par l’incendie criminel d’un salon de coiffure qui fait cinq victimes. Dans une ville marquée par la pauvreté, le chômage, l’alcool et la violence, McCoy doit enquêter sur plusieurs meurtres tout en affrontant ses propres démons.
J’ai beaucoup aimé l’atmosphère sombre, réaliste et sans concession du roman. Glasgow est presque un personnage à part entière, avec sa misère sociale et sa corruption, dans une ambiance qui m’a fait penser aux films de Ken Loach. Alan Parks montre une société où gangsters, policiers et notables se côtoient, sans jamais tomber dans le manichéisme.
Harry McCoy est un héros usé, fragile et profondément humain, que j’ai trouvé particulièrement attachant malgré ses failles. J’ai également apprécié les personnages secondaires, souvent marqués par la pauvreté ou l’abandon.
Le rythme est soutenu, avec des chapitres courts, plusieurs intrigues qui s’entrecroisent et de nombreux rebondissements. La dimension sociale et historique, très bien documentée, apporte beaucoup de profondeur à l’enquête.
Pour moi, Joli mois de mai est un polar noir et humain, à la fois violent et émouvant, qui dépasse largement la simple enquête policière. Une lecture prenante, avec cette ambiance très « Ken Loach » que j’ai particulièrement appréciée.








Avis
Il n’y a pas encore d’avis.