Une mort inexplicable, un ex-flic traqué, une cité ouvrière désolée...
Au cours de la nuit adultère qu'Etienne Rozier, ancien policier devenu lobbyiste, passe avec une journaliste, cette dernière est assassinée. S'il ne démasque pas lui-même le meurtrier, Rozier sait qu'il sera le coupable idéal.
Il n'a alors d'autre choix que de disparaître des radars et reprendre à son compte l'enquête qu'elle menait parmi les travailleurs pauvres, dans les coulisses de l'industrie textile. Cette immersion le conduit jusqu'à une ville qu'il pensait ne jamais revoir, liée à un passé qu'il avait préféré renier : Elbeuf.
Là-bas, tout est possible, à défaut d'être permis.
Un polar social sur le poids des origines et les fractures de notre monde.

Mon commentaire :

Un polar mais pas que …(clin d'oeil aux éditions Lajouanie que j'aime bien). C’est aussi une fresque sociale et politique captivante sur la région d’Elbeuf. L’auteur y dépeint avec brio une ZAD, si bien décrite qu’on s’y croirait, et offre un passage saisissant sur le quotidien du personnel de ménage, aussi immersif que documenté. Cette plongée réaliste m’a rappelé le film de Florence Aubenas, Le Quai d’Ouistreham.

Mais ce n’est pas tout : il suffit de jeter un œil aux remerciements et à la bibliographie (huit pages !) pour mesurer le travail de recherche derrière ce roman. Entre émotion, personnages profondément attachants et une intrigue policière haletante – enquête, rebondissements et suspense –, ce livre a tout d’un grand polar… et bien plus encore. Un coup de cœur.

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