Brûlent les falaises
Dans la villa d’une commune de Bretagne battue par les vents, une famille fête son patriarche, Maxence Kerivel, héritier sans triomphe d’une lignée d’armateurs. Les enfants, cousins, pièces rapportées ont tous répondu présents.
Tous, sauf Lara, benjamine de la lignée, adolescente disparue au cœur d’une nuit d’été quinze ans plus tôt. A table, on peine à donner le change. Car celle dont on s’évertue à taire le nom obsède par son absence. Quand, le lendemain matin, Maxence découvre le corps d’une des convives échoué au pied des falaises, tout laisse à penser qu’elle s’est suicidée. Une tragédie de plus pour lui et les siens. Quelle réalité cachent les drames qui s’abattent sur les Kerivel ? Quels secrets doivent être préservés ?
La capitaine Rebecca Lombard, elle-même rongée par les silences, va prendre en charge cette enquête qui fera remonter le souvenir d’un certain été 2003… jusqu’au final, étourdissant.
À la croisée de la saga familiale et du roman noir, "Brûlent les falaises", c’est la rencontre entre la vieille
légende d’une femme brûlée vive et celle d’un clan maudit. Mais les malédictions, ça n’existe pas.
Mon commentaire :
Cette saga familiale, qui s’étend sur trois générations, est marquée par une malédiction — ou ce qui y ressemble. Au cœur de l’histoire, un patriarche à la fois tyrannique et « coquille vide », comme le décrit son épouse. Entre roman noir et huis clos familial, le récit oscille habilement entre deux époques : l’adolescence des protagonistes et leur présent tourmenté.
J’ai particulièrement apprécié l’immersion totale que procure ce cadre oppressant : ces falaises escarpées, ces plages, et ce manoir presque hanté par la disparition mystérieuse de Lara. Le rythme est soutenu, et l’analyse, à la fois sociologique et psychologique, d’une finesse remarquable.








Avis
Il n’y a pas encore d’avis.