Jamais, comme pendant la Coupe du monde au Japon en 2002, je n'ai éprouvé une aussi parfaite concordance des temps, où le temps du football, rassurant et abstrait, s'était, pendant un mois, non pas substitué, mais glissé, fondu dans la gangue plus vaste du temps véritable. C'est peut-être là l'enjeu secret de ces lignes, essayer de transformer le football, sa matière vulgaire, grossière et périssable, en une forme immuable, liée aux saisons, à la mélancolie, au temps et à l'enfance.
Mon commentaire
Dans Football, Toussaint parle finalement moins de football que du temps qui passe. Le match représente une parenthèse où l’on oublie le passé, le futur et les inquiétudes de la vie. Mais le match finit toujours, comme l’enfance et les moments heureux finissent eux aussi.
La fin oppose ainsi l’enfant émerveillé par le football et l’adulte conscient que tout disparaît. Le football lui permet de retrouver quelques instants les émotions de son enfance, mais cette parenthèse reste forcément temporaire.
Toussaint parle également de l’écriture, qui permet de conserver par les mots des instants fugitifs : un match, une émotion, un souvenir. Pour moi, je crois avoir compris que le temps est impossible à retenir et que l’écriture est peut-être une façon de garder une trace de ce qui est perdu.
En tout cas, j’ai trouvé ce cours texte long et j’ai eu du mal à le terminer








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