Au fond d’une cité crasseuse, une mère investit toutes les aides sociales qu’elle reçoit dans la garde-robe de son gamin, alors transformé en clown. Sans cesse menacés de folie, cernés par l’abîme de la misère d’un côté, par celui de l’apparence fantasque de l’autre, ils construisent ensemble un paradis artificiel.
4ème de couverture
Une mère et son jeune garçon vivent en HLM dans une cité pouilleuse. Sans ressources mais obsédée par l'apparence et les vêtements, elle habille son fils avec sophistication, telle une star enfantine ou comme un acteur à sa disposition. Tout l'argent des allocations dispensé par la mairie est englouti dans des magasins de luxe. L'enfant est moqué par ses instituteurs et méprisé par les gamins du quartier. Jusqu'à ce qu'une assistante sociale impose le principe qui prévaut : les pauvres doivent ressembler à des pauvres.
Les allocations de secours sont supprimées, et la mère perd pied, au bout du rouleau. On lui a volé son rêve.

Mon commentaire :

J’ai été profondément marqué par "Parures", cette nouvelle courte mais d’une intensité rare, où Franz Bartelt manie l’ironie et la cruauté. À travers l’histoire de cette mère, obsédée par les apparences au point de sacrifier tout équilibre pour habiller son fils comme un prince, l’auteur nous plonge dans une descente aux enfers poignante.

Bartelt dénonce, sans détour, l’hypocrisie d’une société qui juge et condamne ceux qui refusent de se conformer à leur condition.

Le ton est sombre, presque étouffant, mais c’est cette noirceur qui rend le texte si percutant. On sent, à chaque page, que l’auteur ne nous épargne rien — ni la déchéance de la mère, ni la souffrance de l’enfant, ni notre propre malaise face à ce spectacle. Une lecture qui secoue, et qui, longtemps après, continue de hanter. C'est un chef d'oeuvre pour moi

 

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