Quatre victimes. Et aucun coupable.
Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.
En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.
Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.
Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.
Mon commentaire :
J’ai été immédiatement captivé par l’ouverture de "L’Art du meurtre" : la découverte du corps de Franck Tardy, cet avocat à la retraite et collectionneur d’art, retrouvé dans son appartement parisien, mis en scène comme une œuvre macabre certes un peu gore, m’a tout de suite plongé dans une atmosphère à la fois glaçante et fascinante. Ce mélange d’horreur et de beauté artistique m'a hypnotisé
J’ai particulièrement apprécié le personnage d’Audrey, cette lieutenant de police judiciaire aussi fragile que déterminée. Son profil borderline, ses combats personnels et son alcoolisme lui donnent une profondeur rare dans les thrillers, et j’ai trouvé son évolution au fil de l’enquête très touchante.
L’atmosphère du roman est remarquable : la canicule étouffante qui pèse sur Paris renforce le sentiment d’oppression, et les scènes de crime, inspirées de l’art, sont décrites avec un réalisme saisissant, parfois gore. Les rebondissements inattendus m’ont tenue en haleine jusqu’à la fin, et le final m’a vraiment surpris, éclairant d’un jour nouveau les motivations du tueur et les liens entre les victimes.








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