Baraque à frites
Julien, trentenaire autiste, tient une baraque à frites avec Maman. Elle n'a pas son pareil pour gérer les quantités, patates pelées, bains d'huile, fûts de bière, ou rendre la monnaie. La maîtresse femme tient aussi à distance les petits cons qui roulent des mécaniques. De loin, Mike, l'ami de la famille, veille, vérifie la recette. Mais un matin, Maman ne se lève pas. Héritier du roman noir social, Jérémy Bouquin met en scène les gens modestes. Il évoque la stigmatisation en milieu rural dans Le Sorcier, et les enfants placés dans Maurice.
Mon commentaire :
Ce court roman noir de Jérémy Bouquin (moins de 80 pages) se déroule dans l’univers d’une baraque à frites du Nord de la France, tenue par Sonia et son fils autiste Julien. Leur quotidien est parfaitement réglé : livraisons, préparation, service, nettoyage — une routine immuable centrée sur la protection excessive de Sonia envers son fils trentenaire.
Mais un matin, Sonia ne se lève pas et Julien doit gérer seul le commerce, affrontant la pression des clients et leurs moqueries. Lorsque la situation se répète, l’équilibre fragile de leur vie bien huilée commence à se fissurer. À travers des chapitres courts et tendus, l’auteur transforme un fait divers en un drame intense, où l’on s’attache profondément à Julien, en espérant son émancipation. L’histoire bascule progressivement vers un dénouement brutal et efficace. C'est très noir








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