Les flots rances de l’Arno
L’Institut Ernesto de Martino était un genre d’exception culturelle dans une Italie déjà bien pourvue en trésors nationaux. Dans ce coin de Toscane, au sein d’un ancien couvent, était collectée la mémoire musicale de la classe ouvrière italienne. Il y eu une inondation. A sept kilomètres au nord de l’Arno, ce fut son modeste affluent Rimaggio qui prit sa revanche dans la petite ville de Sesto Fiorentino. Son clapotis habituel se transforma en torrent furieux et boueux qui envahit les rues et s’étala jusqu’à la L’institut Ernesto de Martino ou toute les archives ont été touchées. C’es en voulant aider ses amies italiens a déblayer et nettoyer l’institut dans une cave des ossements humains sont remontés à la surface de l’eau. Une enquête fut ouverte et des souvenirs enfouis depuis des années sont réapparus
Mon commentaire
La série « La Fille du Poulpe » a la particularité d’être écrite, pour chaque épisode, par un·e auteur·e différent·e, tout en conservant une cohérence et un esprit communs. Elle s’adresse aussi bien aux curieux souhaitant découvrir ces époques troublées — comme, dans cet épisode, le sommet du G7 à Gênes, marqué par des affrontements violents et l’influence de la mouvance anarchiste — qu’aux « anciens » qui, dans les années 1980, ont flirté avec ces milieux.
L’immersion est totale, la documentation solide, et j’y ai passé un moment de lecture à la fois agréable et teinté d’une douce mélancolie.






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