Les poupées rusent

★★✩✩✩ (2/5)

Un colonel de l’armée ukrainienne est retrouvé assassiné dans les locaux d’une communauté EMMAÜS située sur la côte atlantique. Zoya, militante anarchiste, réfugiée politique d’origine ukrainienne, qui travaille dans cette communauté, disparaît. Les soupçons de la gendarmerie se portent un peu vite sur elle, qui s’avère être une amie très chère de Gabriella, la fille du poulpe. Cette dernière rejoint Zoya, dont la seule issue est de retourner dans son pays combattre l’envahisseur russe. Écrire un reportage de guerre pour alimenter son blog d’information, bien à l’abri dans une salle de resto, et entendre siffler les balles et les drones au-dessus de sa tête, il y a un pas que Gabriella, par amour et conviction, va franchir en accompagnant Zoya sur le front. Les deux poupées se retrouvent ainsi en Crimée en plein conflit. Cependant, afin de résoudre la machination fomentée contre Zoya, la fille du poulpe doit se résoudre à revenir en France à la case départ, chez les compagnons et compagnes d’Emmaüs. Mais là, un comité d’accueil l’attend, composé principalement de mercenaires du groupe Wagner. S’ensuit une chasse à l’homme et à la femme, en mer sur un Zodiac et sur terre dans les marais et les sables mouvants environnants. Épaulée par le poulpe, en manque d’activité, qui est venu lui prêter main forte, Gabriella finira par terrasser la bête immonde. La guerre ne sera pas gagnée, mais pour le moins cette bataille.

Mon commentaire

J'aime beaucoup cette série car chaque opus de la Fille du poulpe est écrit par un auteur différent, ce qui, tout en gardant l'esprit de la collection, apporte de la variété. Gabriella est une héroïne anarcho-féministe, une sorte de Robin des Bois. Il y a dans ce roman un aspect James Bond et film à grand spectacle qui me plaît beaucoup, car j'y trouve une petit côté satirique. Les romans sont ancrés dans l'actualité ; dans celui-ci, il s'agit de la guerre en Ukraine. Un point qui m'a beaucoup plu, c'est le duo qu'elle forme avec son « père », Gabriel (le poulpe), très drôle et provocateur - je m'amuse beaucoup quand elle le traite de vieux alcoolo. Certes, ce n'est pas de la grande littérature, mais quel plaisir de lire ces courts romans !

 

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