Le Christ selon l’Afrique

★★✩✩✩ (2/5)

Boréale n’a que vingt ans mais des problèmes à revendre, entre un amoureux infidèle, une patronne dépressive, une tante qui veut lui faire porter son enfant et une mère qui la dénigre constamment. Dans ce quartier populaire de Douala où elle habite, on s’enthousiasme comme on déteste, selon le dernier tribun qui a parlé, et des tribuns il y en a à tous les carrefours, des prophètes surtout qui hypnotisent la foule par leurs prières, leurs transes et leurs promesses mirifiques, attirant chaque jour davantage de croyants. Boréale, elle, ne croit en rien et ne veut obéir à personne mais en a-t-elle la liberté ?
Dans cette chronique savoureuse de la rue africaine, Calixthe Beyala, Grand Prix de l’Académie française pour Les honneurs perdus, poursuit avec sa verve inimitable une œuvre littéraire inclassable, célébrée et étudiée dans de nombreux pays.

Mon commentaire :

C’est le premier roman de Calixte Beyala que je lis. Au début, j’ai été séduit par son style ironique, satirique et provocateur : c’est immersif, on s’y croirait. Puis, j’ai trouvé le récit long, répétitif, voire ennuyeux, avec des thèmes qui tournent en boucle autour de la religion, des gourous, du sexe et du colonialisme. Je n’ai pas terminé ce livre.
En revanche, j’ai apprécié son écriture, et comme je ne veux pas en rester là, je vais tenter un autre de ses romans.

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