La grande môme
À quinze ans, Emilie apprend qu'elle est la fille d'une ex-terroriste.
Entre un passé troué par le mensonge et un présent à reconstruire, un polar en forme de quête identitaire.
Comment réagir quand on apprend à quinze ans que toute sa vie est une couverture, à commencer par son propre nom ? La mère d'Emilie a composé pendant vingt ans, pour elle et sa fille, une vie de fausses identités, de déménagements soudains et de fuites nocturnes. C'était le prix à payer pour avoir fait partie d'un groupe révolutionnaire armé au début des années 80, le prix pour ses engagements d'alors. Arrêtée à quelques mois de la prescription de tous ses crimes, elle est incarcérée dans une prison de haute sécurité. Emilie Ambricourt, ex-Dora Suarez, emménage chez ses grands-parents, un couple de la bourgeoisie rouennaise...
Mon commentaire :
Pour moi, ce n’est pas un simple polar, mais un roman profond sur la quête identitaire d’une adolescente marquée par de lourds traumatismes. L’auteur y explore avec justesse la souffrance familiale et les tensions politiques, sans jamais tomber dans le manichéisme. Au cœur de ces épreuves, c’est finalement l’amour qui domine.
Ce court texte (115 pages) est d’une densité émotionnelle rare : chaque mot compte, chaque scène résonne. Le ton reste toujours mesuré, jamais partisan, ce qui renforce la puissance du récit. Les déambulations dans Rouen, ville natale de l’auteur, sont particulièrement immersives.
J’ai été captivé par les trois adolescents, chacun engagé dans une quête personnelle et distincte, mais liés par une même intensité.
Je recommande vivement cet auteur, dont j’ai aussi dévoré La Petite Fasciste, un autre coup de cœur.








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