Wasurenagusa (4)
Je réfléchis à l'histoire de mes parents, que le bonze m'a racontée. Au début, j'ai été choquée, mais, à mesure que j'y pense, j'ai le sentiment qu'ils étaient simplement les victimes d'une tradition familiale. Pour mon père, ce fut une humiliation de se savoir stérile. Et pour ma mère, ce fut une catastrophe de ne pas pouvoir tomber enceinte et d'être jugée stérile à la place de mon père.
Après un premier mariage raté, Kenji Takahashi découvre qu'il est stérile. Accablé, il quitte la maison familiale. Seule compte encore pour lui sa nurse, Sono. Lorsqu'il fait la connaissance de Mariko, qui vit seule avec son fils Yukio, il en tombe amoureux et l'épouse contre l'avis de ses parents, qui le déshéritent. Quarante-six ans plus tard, retraité et affaibli, il recherche les traces de Sono. Au moment où il retrouve sa tombe, sur laquelle est inscrit le nom de la fleur de myosotis (wasurenagusa), il découvre le secret de ses origines et le malheur qui a frappé ses parents.
Mon commentaire : (copié dans Babelio)
Encore une fois, la tétralogie le poids des secrets d'Aki Shimazaki porte bien son nom. Dans ce quatrième tome, on suit Kenji Takahashi, on découvre son (petit) secret et surtout sa vision particulière et intéressante sur les secrets des autres protagonistes.
Kenji est l'héritier d'une longue lignée aristocratique mais il est surtout un homme doux et simple qui veut vivre sa vie selon son coeur. Pour cela, il va devoir se rebeller contre sa famille qui rejette les femmes 'aux origines douteuses', nounou ou petite amie tout autant.
Si le livre m'a semblé bien moins poétique et le secret bien moins bouleversant que les précédents, j'ai apprécié Kenji, ce personnage tranquille, généreux et doux. Il n'a pas de grandes ambitions, certes, mais il a un grand coeur et donne son amour sans conditions ni faux-semblants. Aussi bizarre que cela puisse paraitre pour un personnage de fiction, j'espère qu'il a été heureux dans sa vie...








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