Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle" Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien. "Léo le triso. Léonard le bâtard." Léo n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents. Alors ce qu’il aimerait lui, parfois, c’est disparaître. Être ailleurs. Loin d’ici. À Glen Affric. Y rejoindre son frère qui est parti en Ecosse et n’en est jamais revenu. Un jour, lui aussi ira voir les cascades, les lacs, les vallées plantées de grands pins majestueux. En attendant, il accepte, et subit ce que ses harceleurs lui infligent. Mais jusqu’à quand ? Car si Léonard est une proie facile et résignée, tout être humain a ses propres limites

Mon commentaire :

L’auteur ne révèle rien de l’intrigue, préférant laisser le lecteur découvrir par lui-même les événements et surtout ce qui est suggéré, caché. L’accent est mis sur un trio de personnages liés par un amour familial indéfectible :

  • Mona, la mère,
  • Léonard, adopté par Mona après l’avoir trouvé dans un fossé un 6 novembre (jour de la Saint-Léonard), un personnage qui se décrit comme un « idiot, un imbécile, un crétin »,
  • Jorge, le fils de Mona, vivant dans un lieu idyllique et lointain.

Leur histoire permet d’explorer les , mais aussi les thèmes de la dureté du monde, du milieu carcéral, de l’amitié, de la haine, de la survie, et des préjugés. D’autres personnages gravitent autour d’eux, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire.

Le roman est  addictif : , sans échappatoire. Les personnages, malgré leur quête du bonheur, semblent engloutis dans des sables mouvants, avec une lueur de bonheur qui se dérobe toujours.

La fin est poignante

 

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Glen Affric”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez aussi aimer...